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Légendes & Traditions

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Sommaire

 

 

  - Mons-en-Pévèle - Le Pas Roland par Bernard Coussée Voir texte
  - Mons-en-Pévèle - La fontaine Saint-Jean par Bernard Coussée Voir texte
 
 
 
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Le Pas Roland

Sur le flanc est de la butte de Mons-en-Pevèle, une ancienne carrière de grès n'a cessé d'aiguiser l'imagination de ceux qui l'ont contemplée au fil des siècles.

Une première légende raconte que du temps de Charlemagne, son neveu Roland serait passé par là. Il venait de Phalempin à cheval quand sa monture s'arrêta à la fontaine Saint-Jean pour s'abreuver. L'endroit était infesté de moustiques et le cheval se mit à faire aller sa queue et à piétiner le sommet du mont, si bien qu'il décrocha un morceau de terre d'un coup de sabot lequel atterrit à huit lieues de là, à Tournai, pour former le mont Saint-Aubert.

Un deuxième récit prétend que le cheval venait de Moncheaux et qu'après être passé par le Bois de Bellin et le Trou Maurand, des noms qui sont souvent associés à des souvenirs de géants, il butta dans le mont et arrosa de boue tout le Douaisis.

Enfin une troisième version affirme que c'est le géant Roland lui-même qui trébucha dans la terre alors qu'il se rendait à Tournai .

Tous ces récits ont un point commun : le géant Roland, lequel devient ainsi le principal responsable de cet aménagement mythique de l'espace.

La chose n'est pas nouvelle en soit. Dans cet ordre d'idée, la mémoire populaire a longtemps conservé, par exemple, le souvenir du passage de Gargantua qui a façonné les crocqs du Boulonnais et fabriqué un peu partout des monts Blancs en Artois. En Flandre, c'est encore le cheval de Roland qui, depuis Ypres, aurait fait les fameux monts.

Bernard Coussée - Président du Cercle d'Etudes Mythologiques

 
 

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La fontaine Saint-Jean

On ne sait pas si c'est le cheval de Roland qui a fait sourdre cette fontaine sacrée située sur le flanc nord de la butte mais rien ne nous empêche de l'imaginer puisqu'il s'y est abreuvé et que les sources qui naissent sous le sabot d'un cheval sont légion dans la région.

Jusqu'en 1914, les pèlerins venaient régulièrement y puiser de l'eau, le jour de la Saint-Jean, le 24 juin, pour guérir les enfants de la peur du loup. Le fait que loup soit l'ennemi des bergers dont saint Jean est justement le saint patron, pourrait expliquer la puissance thérapeutique de l'eau puisée en un jour aussi significatif que celui de l'anniversaire de la naissance du précurseur.

Mais il faut souligner également que si l'église de Mons-en-Pevèle est bien consacrée à saint Jean, la dédicace, c'est-à-dire la consécration de l'église, est au 29 août, soit au jour anniversaire de la décollation et non à celui de sa naissance. Pour preuve la date de la grande ducasse qui est fin août. Le fait est suffisamment rarissime dans la région pour être relevé.

Autrement dit, c'est bien la tête de saint Jean qui est ici l'objet d'une dévotion et l'on comprend mieux dès lors pourquoi l'eau de la fontaine soigne une maladie nerveuse dont le siège passe pour être dans la tête. Le loup ne servirait donc finalement que de prétexte pour la désigner.

Bernard Coussée - Président du Cercle d'Etudes Mythologiques

 
 

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